Article de Presse: "Robert Closset fait un geste"
Vendredi 16 mars 2007, l'échevin dépanneur a démoli lui-même une partie de ses installations. Il espère une réaction du ministre.
Robert Closset avait convié la presse, jeudi matin. « Je vais commencer à abattre une partie de mes installations » ,
annonçait-il au téléphone la veille. Il a tenu parole.
S'installant lui-même aux commandes d'une imposante pelle mécanique, il a, en quelques minutes et sous l'objectif des caméras,
démoli la vitrine où il exposait des voitures de location et la niche d'un de ses chiens. Le reste ?
« On verra, je ne vais pas abattre ma maison. Je ne sais pas où aller. »
Robert Closset finira par admettre que le but de cette destruction matinale et médiatique était de faire la démonstration
de sa bonne volonté. « J'attends, maintenant, un geste de la part du ministre (André Antoine, NDLR) .
Je crois qu'il sera obligé de réagir. Je voudrais au moins qu'il me laisse ma maison... »
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S'installant aux commandes d'une pelle mécanique, Robert Closset a abattu une petite partie de ses installations illégales de Bouvignes PHOTO ASAP |
Depuis vingt ans
Voilà vingt ans, maintenant, que Robert Closset, le dépanneur, s'est installé sur ce terrain de 6 hectares, surplombant
le village de Bouvignes. Il y a construit un chalet, puis un hangar, puis sa maison, puis un parc à conteneurs
et y a stocké des carcasses de voitures. Le tout en zone forestière et sans le moindre permis.
La chronologie de ses ennuis avec les différentes autorités compétentes en matière d'urbanisme et d'environnement
remplirait un livre. Mais il faut retenir que Robert Closset a épuisé toutes les voies de recours.
Le 14 juin dernier, la Cour de cassation rejetait son pourvoi, confirmant un arrêt de la cour d'appel de Liège
le condamnant à remettre les lieux « dans leur premier état » . Cet arrêt deviendra exécutable le 14 juin prochain.
Il reste donc trois mois à Robert Closset pour tenter de modifier le cours des choses.
Mais devant le Parlement wallon, en février, André Antoine avait montré toute sa détermination à faire respecter la loi.
C'est vrai que, depuis quelques mois, Robert Closset a commencé à transférer ses activités professionnelles ailleurs.
Et puis, il est devenu échevin - élu sur la liste du bourgmestre Richard Fournaux - après les dernières élections communales.
« Avec toute cette histoire, je n'ose pas prendre la parole au conseil. Il est temps que ça s'arrête. »
La Ville de Dinant ira-t-elle jusqu'à faire exécuter les décisions de justice, comme le lui suggère le ministre Antoine ?
De passage, hier matin, chez « son ami Robert » , Richard Fournaux a répondu que non.
Il laissera la Région prendre ses responsabilités. Le maïeur continue d'évoquer la convention signée par la Ville
et Robert Closset « sous la précédente majorité » et qui devait lui laisser l'usage de son habitation.
PETIT,JEAN-PHILIPPE .
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