Article de Presse: "Camping dans la cour de l'hôtel de ville "
Expulsés, les anciens concierges du couvent réclament deux logements
Samedi matin, les anciens concierges du couvent de Bethléem plantaient leurs tentes dans la cour de l'hôtel de ville de Dinant.
Ils réclament deux logements. C'est avec stupeur que Richard Fournaux et l'échevin Robert Closset découvraient,
samedi matin, que des campeurs s'étaient installés sur les places de parking réservées habituellement aux échevins.
Une Audi dernier cri équipée d'un GPS, deux tentes flambant neuves venant d'être déballées venaient brouiller les pistes
menant aux raisons de cette action. L'argent n'étant manifestement pas le problème.
La famille, ou plutôt les familles, comme elles le revendiquent, sont celles qui officiaient en tant que concierges
dans le couvent de Bethléem depuis près de 16 ans.
Plusieurs propriétaires s'y sont succédé, les concierges restaient, jusqu'à ce que Marnix Verstraeten rachète le bâtiment
il y a deux ans. Dans la cour de l'hôtel de ville, on retrouvait ainsi Francis Marcipont, un de ses enfants et Véronique Brilot
et les deux siens.
Le 24 décembre, nous recevions une convocation chez le juge de paix, explique Francis Marcipont.
Nous avons eu le verdict du jugement de 1ère instance le 16 juin et devions être partis pour le 30.
Le délai a été prolongé d'une semaine mais nous ne trouvons pas de logement, nous sommes au chômage
et personne ne veut de nous. Nous constituons deux familles différentes et voulons deux logements.
Et si possible pas trop chers. L'échevin Closset a entreposé les meubles de la famille dans un hagar situé à Neffe
Si la famille se retrouve bel et bien à la rue, l'histoire est plus compliquée qu'il n'y parait.
"Ces gens savent qu'ils doivent partir depuis deux ans et leur dossier n'est en ordre à la société d'habitations sociales
que depuis un mois et demi": explique Richard Fournaux.
"Différentes irrégularité sont été constatées pendant leur occupation. La composition du ménage est assez floue
et alors qu'elle sait qu'elle doit partir depuis un certain temps, la famille n'a pas vraiment cherché à se reloger.
Leur action s'apparente a du chantage. Nous acceptons de les aider, d'entreprendre des démarches en leur faveur
mais ne pouvons pas leur trouver deux logements clef sur porte en claquant des doigts.
"
Les autorités communales souhaitent que l'occupation cesse si possible avant lundi.
Si des centres d'hébergement existent à Namur, ceux-ci n'accepteront pas les deux chiens des anciens concierges."
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Camping à l'Hôtel de Ville |
Julien Van Espen
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